Premières étapes

J’ai commencé des petits moments en immersion dans une classe. Je suis juste là, en présence des élèves et de leur maîtresse.
Mon objectif : être attentive à mon corps, à ses réactions.
Je prends le temps de tout noter, chaque ressenti. Et petit à petit, j’arrive à trouver des astuces pour ma reprise qui aura lieu le 18 novembre. Des astuces qui devraient m’aider à gérer l’angoisse. Lors de ces petits moments d’immersion, je ne ressens presque plus aucune tension. Je dois veiller par contre régulièrement à détendre mes épaules, ma nuque et ma mâchoire.
Mais en premier petit bilan, je dirais que je me sens bien dans une classe avec des élèves (dont je n’ai pas la responsabilité LOL).
Je vais tenter de faire un matin et enchainer le lendemain avec un après-midi.

Je suis de plus en plus rassurée quant à ma reprise ! Youhou !

Je reprends dans 3 semaines. A mi-temps thérapeutique. Cette reprise m’angoisse. Je recommence à faire des rêves agités et à me réveiller avec les symptômes de l’angoisse. Mais tout n’est pas négatif car je continue d’apprendre à « danser sous la pluie », qui consiste dans ce cas, à essayer de profiter de ma journée malgré ces symptômes. Et c’est plutôt bien réussi ! Je crois même avoir découvert le fameux « lâcher prise ». J’ai ces symptômes-là ? OK. Ils ne vont pas diriger ma vie ! Et advienne que pourra ! Je fais ce que j’ai envie de faire et se passera ce qui doit se passer !

Avant ma reprise, je vais essayer de faire des visualisations de cette reprise : dans le pire des cas et dans le meilleur des cas. De toute façon, depuis que j’ai des angoisses, je me rends compte qu’absolument tout ce qui provoque des angoisses, une fois que j’y suis, ben tout se passe très bien, dans la détente et la sérénité. Et j’en apprécie d’autant plus chaque moment. Donc au fond de moi, je sais que tout va bien se passer !

Je ne suis plus qu’à 4 dodos de ma reprise. Les angoisses s’intensifient. Je me réveille tendue et malgré les méditations et relaxations, je reste assez tendue. Je fais des pauses dans la journée pour observer mon état, pour discuter avec mes angoisses.
« Je vous sens présentes. Mais je ne suis pas vous. Je vous accueille sereinement. Je vis ma journée, en votre compagnie. Le plus important étant de profiter de chaque instant. Vous m’aidez à me surpasser et surtout à grandir. Mardi prochain, quoiqu’il arrive, je vais apprendre sur moi. Tant que vous êtes présentes, c’est que je n’ai pas fini d’apprendre. Vous n’êtes pas le mal. Je peux me détendre car je suis en sécurité. »
C’est le genre de discours que je leur tiens.